vendredi 6 novembre 2015

Elections, Démocratie et Reconnaissance Internationale, le cas du Haut-K...

La conférence "Elections, Démocratie & Reconnaissance Internationale" a été organisée par l'Association de Soutien au Haut-Karabagh.

Animée par Laurent Leylekian, analyste politique, elle a donné la parole à Jean-Marc Germain, député PS des Hauts-de-Seine et à Pierre d'Esperonnat, docteur en droit international et en droit comparé.

Ils se sont l'un et l'autre rendu au Haut-Karabagh. Pierre d'Esperonnat qui a observé différents processus électoraux dans cette jeune République a rendu compte de son expérience dans un ouvrage intitulé "Haut-Karabagh, élections et démocratie". Jean-Marc Germain pour sa part, évoque brièvement son passage au Karabagh dans l'ouvrage "tout avait si bien commencé".

Retrouvez l'intégralité de cet événement sur Youtube !


mardi 16 juin 2015

L'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe rejette la candidature de juges azerbaïdjanais à la CEDH


En Azerbaïdjan, les jeux de la répression
(source: Le Monde)
La Commission de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) en charge de l'approbation des juges siégeant à la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) vient de rejeter les candidats proposés par l'Azerbaïdjan. 

Selon le service de presse de l'APCE, une réunion s'est déroulée à Paris ces 9 et 10 juin afin de considérer les candidatures de juges proposés par l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Lettonie, le Luxembourg et Monaco. A l'exception de l'Azerbaïdjan, ces pays ne présentaient chacun qu'un seul candidat qui ont tous été acceptés.

Le régime de Bakou a présenté pour sa part trois candidats en les personnes de Chingiz Askerov, le représentant actuel du gouvernement azerbaïdjanais à la CEDH, Aygun Adbullayeva, juge à la Cour d'appel de Bakou et Vusala Bakhyshova, juge à la Première Cour Administrative et Economique d'Azerbaïdjan. 

La Commission de l'APCE a déclaré "ne pas reconnaître [à ces trois candidats] les qualifications suffisants pour les activités de la Cour Européenne des Droits de l'Homme". Le gouvernement azerbaïdjanais doit maintenant proposer d'autres candidats, le mandat de l'actuel juge azerbaïdjanais Khanlar Hajiyev arrivant à son terme.

L'Azerbaïdjan est devenu le 43ème Etat membre de l'Azerbaïdjan en 2001. Les conditions d'exercice du pluralisme et de la liberté d'expression n'ont pas cessé de s'y dégrader depuis lors. L'Etat est désormais classé comme non démocratique par la plupart des ONG qui militent pour la libération des centaines d'opposants et de journalistes emprisonnés.

lundi 19 janvier 2015

Arménie - Turquie: la troisième voie

Cet article constitue la version courte d'une longue tribune publiée en janvier 2015 des les toutes nouvelles pages françaises de la version papier de Nor Haratch. Nor Haratch est un tri-hebdomadaire français de langue arménienne, successeur du légendaire Haratch, quotidien de la première génération des Arméniens de France, rescapés du Génocide.

Je n'avais pas prévu de le publier rapidement afin de laisser la primeur à Nor Haratch. Néanmoins, ayant appris que la version longue avait été diffusée sur le blog Europe & Orient, il me semble que publier la version courte ne porte désormais aucun préjudice. La voici donc. Hasard du calendrier, la date de publication du présent article sera donc celle du 8ème anniversaire de l'assassinat de Hrant Dink.

Depuis quelques temps, la question arménienne oppose tenants d’une solution politique et partisans d’un arrangement personnel entre individus supposés de bonne volonté. Dans un échange récent sur Facebook, l’un de ces « réconciliationnistes » – ni Turc, ni Arménien – a écrit une phrase éclairante quant aux affects les motivant. Cette personne dont l’identité importe peu ici, a écrit « Moi je voudrais juste pouvoir aller de Kars à Erévan en une heure de bus […]». 

Cette phrase ramène un problème politique à une question égocentrée (« Moi, je voudrais ») et le réduit à sa dimension utilitaire et consumériste (« aller de Kars à Erevan en une heure de bus »). Dans ce cadre qu’imposent les réconciliationnistes – certains avec sincérité, d’autres par calcul et les plus nombreux par confusion – il ne saurait y avoir d’opposition d’idées. Si on s’oppose à eux, c’est qu’on ne les aime pas et si on formule des exigences en termes politiques, c’est qu’on est raciste. C’est d’ailleurs l’accusation de racisme que n’a pas manqué de porter cette personne qui voulait aller « de Kars à Erevan en une heure », à la lecture des revendications territoriales du parti Dachnag vis-à-vis de la Turquie.